Le Blog de notre Tour du Monde

Potosi

Potosi ou la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, plus de 4000m. Nos poumons s’en souviennent et nos estomacs aussi…

Nous arrivons un dimanche donc il n’y a pas grand chose d’ouvert. Même les Boliviens sont restés chez eux et nous croisons à peine quelques touristes. Un petit tour et puis…si on passait nous aussi un vrai dimanche!
Direction le mercado pour acheter le déjeuner, puis bien repus, grosse sieste comme ça fait longtemps, tellement méritée!

Le soir arrive, on est au top mais on galère à trouver un endroit ouvert à peu près clean pour manger. Assis dans ce qui pourrait ressembler à une chaîne, on opte tous les 2 pour le burger. La plus grosse erreur de notre séjour!!!!!
Pour une fois nous vous passons les détails, mais nous restons couchés jusqu’au mardi matin! Fallait bien que ça arrive!

Quelques kilos en moins et 32h de sommeil plus tard, nous visitons encore un peu faibles le musée de la monnaie, “la casa de la moneda”. L’histoire des premières pièces boliviennes nous est contée.

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Puis moment tant attendu car nous avions du annuler la veille, nous allons visiter les mines de Potosi, le Cerro Rico.

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La légende raconte qu’un bolivien qui y cherchait ses 2 lamas égarés aurait allumer un feu dans la montagne de Potosi qui a fait étinceler et révéler les parois argentées.

Depuis 1542 cette mine est en activité à 4400m d’altitude. Ses débuts ne se sont pas faits dans la joie car les Espagnols qui passaient par là ont fait des Potosiens des esclaves et les envoyaient dans la mine pendant plusieurs mois avec seulement de l’alcool et des feuilles de Coca qu’ils devaient acheter eux mêmes!
De nos jours plus personne n’est forcé à y travailler mais le gain est plus grand que d’aller en ville ou le travail se fait rare.
Une seule coutume est restée, les mineurs ne se nourrissent pas le midi, perte de temps et d’énergie pour sortir, donc ils continuent de chiquer la coca d’où les grosses boules sur le côté de leur bouche.

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Sur le chemin de la mine nous leur achetons des cadeaux. Parmi un vaste choix il y a des boissons sucrées, des paquets de feuilles de coca, de l’alcool à 96% ou des kits complets de dynamite en vente libre pour seulement 20 Bolivianos!

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Arrivés sur place, l’expression “aller travailler à la mine” prend tout son sens. Plus le droit de se plaindre le lundi matin en allant au boulot en métro! Leur seul plaisir pourrait être la vue…

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Nous marchons courbés dans la poussière à la lueur de nos frontales attachées à nos casques. Difficile de respirer avec le bandana sur le nez qui épargne un peu nos poumons.

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Les mineurs prennent le temps de discuter avec nous et sont d’une gentillesse inouïe. Nous laissons passer nombre de wagons signalés par notre éclaireur. 300kg à vide, 2 tonnes chargés de minéraux! Et parfois ça déraille.

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Nous découvrons aussi “El Tio”, le dieu du monde souterrain, des enfers. Cerné d’offrandes et avec un bel attribut masculin, il fume sous le regard bienveillant de notre guide. image

On escalade et se faufile pour accéder à un mineur qui fait des trous pour y poser sa dynamite. Kévin se met à l’œuvre tant bien que mal quant à Délina, une fille, hors de question de toucher aux outils, ça porte malheur.

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Voici un bout de la chaîne du processus de transformation de l’argent.

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On recense 8 millions de morts dans les mines de Potosi. Les gars ont une durée de vie de 35 à 40 ans.
Notre guide, fils de mineur, reconnaît la chance qu’il a de n’y avoir travaillé que 2 ans.
Il estime que la mine a encore 15 à 20 ans devant elle et qu’à sa fermeture Potosi deviendrait une ville fantôme.

Alors ça fait réfléchir tout ça. On est bien chez nous, trakass pa zot…

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4 Comments

  1. Amélie

    Chouettes rencontres !
    Par contre, vous avez l’air un peu crispés sur la photo 🙂

  2. Patoche

    Aller en Bolivie pour manger un burger… Il faut avoir le goût de l’aventure, non ?
    Aller à 4 000 m d’altitude pour respirer le peu d’oxygène à travers un bandana, ça c’est le goût du risque !
    Prendre des congés pour descendre à la mine, là c’est du masochisme !

    Prenez soin de vous.
    Bises.

    • trakasspazot

      A un moment on en a eu marre de la nourriture locale… On saura ce que ça donne la prochaine fois!

  3. Lulu sister

    Quelle aventure!! Lé danzeureuuux..

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