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Lombok

Nous entreprenons un trek de 25km en 3 jours et 2 nuits sur l’île de Lombok, pour gravir le mont Rinjani. Il a déjà sa petite réputation, on va en chier!


Le volcan, toujours actif, culmine à 3726m et abrite un cratère entouré d’un lac.
Les fesses dans un bateau public blindé, nous quittons donc Gili Air pour Lombok. image
Puis les fesses dans une cariole, nous arrivons à Senaru ou nous attend notre guide. Les paysages sont déjà magnifiques et se reflètent dans les rizières. image
Et enfin les fesses dans une voiture, on nous dépose au début du trek.
Et nous voilà heureux, à grimper au milieu des singes dans une forêt tropicale. imageNotre sac à dos comprend le minimum vital, des porteurs se chargent du reste. Et là c’est complètement dingue : un bambou en guise de balancier, 2 paniers en osier de chaque côté blindés de régimes de bananes, plaquettes d’oeufs, duvets, tentes, réchaud, et j’en passe… le tout 25kg, posés sur une épaule avec des tongs en guise de chaussures de randonnée, avec ou sans chaussettes. Question de confort, les baskets ça leur donne chaud. Et comme si ça n’était pas assez difficile ils se font les descentes en courant. Les cabris réunionnais n’ont qu’à bien se tenir. image
Pause repas, c’est eux qui nous font à manger et pause dodo, c’est eux qui montent le campement.
Chapeau bas, ils ne se reposent jamais.image
6h de marche pour la 1ère journée et nous nous disons déjà que cette randonnée en vaut la peine.image

imagePas de douche et des toilettes plus que sommaires mais une belle récompense avec un coucher de soleil au-dessus des nuages. À droite plane l’ombre du Mont Rinjani.

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Le soleil se lève sur notre 2ème journée de marche qui sera moins difficile mais un peu plus poussiéreuse et parfois nuageuse avant de retrouver le soleil. imageLa montée se fait souvent dans le silence, question de souffle. Alors que notre esprit divague, discute même. Nous réfléchissons à mille choses. Arrive enfin un peu de détente et une petite toilette dans l’eau jaune des hot springs. imageEt un déjeuner près du lac ou les porteurs pêchent leur repas.

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Puis nous arrivons enfin au pied du mont qui n’a pas l’air aussi impressionnant que ça ni bien loin d’ailleurs mais notre guide nous informe qu’il y a tout de même 1000m de dénivelé.

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Nous dînons de bonne heure en regardant de nouveau le coucher du soleil. 19h00, tout le monde au chaud dans les tentes pour un réveil à 2h15.

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Le grand jour, ou plutôt la longue nuit est arrivée. Nous nous habillons chaudement pour gravir cette petite montagne. Lampe de poche sur la tête nous suivons la file de gens venus, comme nous, défier ce mont et admirer le soleil se lever sur le volcan.
Mais 15min après, crac, la cheville de Délina dérape. Kévin pense à un petit bobo  mais le temps d’enlever ma basket, ma cheville a déjà doublé de volume. La déception et la douleur sont au rendez-vous. Une canadienne nous donne une bande pour immobiliser un peu la cheville et retour au camp avec l’aide de Kévin qui repart malgré tout vers le top…

2h20 de montée au lieu des 3h prévues donc j’arrive à temps pour immortaliser ce souvenir.image La montée du pic c’est comme grimper la Dune du Pillât. Tu montes de 3 pas et tu glisses de 2. C’est très éprouvant et le sable qui s’immisce dans les chaussures n’est pas pour aider. Mais la récompense est bien présente, la vue est somptueuse. imageLe froid nous glace un peu et la fatigue se fait sentir mais les sourires sont sur tous les visages en plus de la lumière du soleil levant.
Descente en glissade en 1h. Ce moment est beaucoup plus sympa, voire marrant. Je croise encore quelques personnes qui finissent leur montée. Courage!image

Pendant ce temps là Délina…
J’essaye tant bien que mal de me rendormir avec la douleur quand tout à coup, à travers l’entrée de la tente, une ombre qui commence à dézipper le premier volet. Pas très rassurée je prends doucement ma lampe de poche pour signaler à l’intrus que la tente est occupée. Évidemment il part mais quelques minutes après j’entends le zip de la tente adjacente. Après quelques hésitations j’ouvre la mienne, sort ma tête et ma lampe mais personne à l’horizon et plus de bruit. Je ne peux pas me lever à cause de ma cheville donc retourne au chaud sous mon duvet, déçue de ne pouvoir faire quelque chose. J’appelle le 2ème du groupe à ne pas être monté qui est dans une tente à ma droite et lui raconte ce qu’il se passe en me disant que lui allait peut être se lever pour chasser les voleurs. Mais non, il me dit juste “ok je vais faire attention”!
Conclusion : les anglais sont des trouillards…et les porteurs sont des voleurs. Ils doivent améliorer leur salaire en visitant régulièrement les tentes quand les grimpeurs se tapent le sommet. Comme la montée est difficile, les gens laissent leurs affaires en bas pour ne partir qu’avec appareil photo et bouteille d’eau. J’aurais eu une mauvaise surprise au retour car naïve j’avais laissé pas mal de choses, ce qui n’était heureusement pas le cas de nos amis.
Je me réveille tout juste à 6h pour le lever du soleil et après une 1h mon champion de la grimpette est de retour, tout couvert de sable et de poussière, les pieds en feu et les genoux fuyants mais heureux d’être arrivé au sommet. Et grâce à lui nous avons une vue d’ensemble de ce que j’ai loupé.image
Une bonne récompense pour moi, dont la douleur s’est calmée mais pour qui il reste 6km à faire!image
Ça n’est pas une partie de plaisir cette fois. Heureusement qu’il n’y a quasiment pas de roche à escalader ou même de marches car les montées sont douloureuses. Nous arrivons au bout après 6h de descente, sous les clameurs de nos 5 collègues de galère qui nous attendent depuis plus d’une heure.imageEt avec l’aide de notre guide Agun qui a fait le maximum pour épauler Délina. image

Le soulagement et la joie d’arriver à notre hôtel est grande et la douche qui suit est une des plus merveilleuses de notre voyage! La nuit n’en sera que meilleure.

Nous voilà donc à Senggigi au lieu de Kuta Lombok car pas d’hôpital à proximité de cette ville. Celui ou nous nous rendons est l’hôpital public de Mataram. Nous sommes très bien reçus et tout se passe vite et efficacement. Dossier rempli en 10 minutes, radio effectuée en à peine plus et même remise de médicaments via la pharmacie qui se trouve dans le hall. Nous sortons des urgences en un temps record, le tout pour 60€ et heureusement rien de cassé. Juste une belle entorse.

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Il ne nous reste plus qu’à trouver des béquilles et la matinée sera déjà écoulée. Pour le reste de la journée c’est repos. Et malheureusement ça le sera jusqu’à la fin de notre séjour à Senggigi. Nous faisons juste un tour à l’art Market qui est déjà un peu loin de notre hôtel et 2 masseuses prennent Délina en pitié et nous déposent devant en scooter.  imageNous passons donc nos journées à la plage à dormir, lire, observer les indonésiens ou regarder la mer. imageTout est donc bien qui finit bien donc trakass pa zot.image

5 Comments

  1. Annie et Jean-Mi

    A la Réunion aussi on fait comme ça pour ls gens qui habitent à Mafate et dans ls hauts de l’Ile en plus en savates deux doigts ! ( ç la Réunionnaise qui écrit ça ) Alors ç plus difficile que ” le piton ds neiges ” Eh ! oui le chemin n’est pas confortable en plus pas rassurée le soir médecin radio ” Délina ne voulait rien rater elle a méme visiter l’hopital ” (Je rigole ) Mais bon tout est rentrée dans l’ordre aprés quelque jours de souffrance Vs avez l’air en forme en vs réveillant à 2 h du matin avec le sourire Que de Souvenirs vs aurez pas mal de choses à raconter!! Donc nu trakass pa nou trop Gros Bisous à zot 2

  2. Annie et Jean-Mi

    Trés Jolie Photo Vs 2

  3. Patoche

    Effectivement, pour en chier vous en avez chié !
    Surtout pour la cheville et les visites nocturnes des porteurs.
    Mais je suis sûr que ça vaut quand même la peine, ne serait-ce que pour les paysages, le climat, le dépaysement et la nourriture…

    Prenez soin de vous et restez vigilants.
    Bises à zot 2.

  4. Élie Baboo

    Quel dommage pour la visite de nuit dans la tente…
    Sans doute leur pauvreté est-elle responsable des chapardages nocturnes des porteurs, mais bon… À ta place, je crois que mon cœur aurait lâché.
    Ouf ! Les photos, c’est du délire.
    Continuez, c’est un enchantement.
    Vous êtes trop mignons tous les deux, merci encore.

    Bises à zot 2.

  5. Nico

    Bon rétablissement pour les prochaines aventures !

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