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Le Blog de notre Tour du Monde

Kyoto 京都市

Nous passons 8h dans un bus sorti de l’espace avec des supers capotes pour nous cacher de la lumière. Mais toujours pas beaucoup d’espace pour les jambes, les japonais sont petits, eux.

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Nous devons patienter pendant 2h car l’auberge qui a notre préférence fait les check-in à partir de 9h et nous n’avons pas fait de résa. Donc on ne se fait pas prier, direction le Starbucks mais juste parce qu’ils offrent le wifi…
Quand nous arrivons à l’auberge plus de chambre double pour le soir même, on a tout gagné. Retour à la gare pour en chercher une sur le net car ici ça n’est pas comme au Pérou, il n’y a pas de guest house à tous les coins de rue. D’ailleurs nous n’en trouvons pas donc retour au point de départ pour partager des dortoirs. Pour Délina tout va bien, une chambre pour 4 filles ou il n’y a qu’elle pour le moment mais pour Kévin c’est un peu plus compliqué…il dormira dans le coin cuisine, sur un évier-bureau! Enfin un placard quoi! Mais un placard propre. La fille était un peu gênée car elle pensait qu’avec ses grandes pattes il ne rentrerait pas dedans.image

Fini les formalités, nous montons dans un bus pour le nord de Kyoto et nous arrêtons déjeuner pour découvrir un plat très ludique et très bon…affaire à suivre…

Le premier temple que nous visitons est le Rokuon-ji qui abrite le Kinkaku, soit le pavillon d’or. Tout est dit dans son titre, il est laqué de feuilles d’or. Un phœnix chinois resplendissant est posé sur le toit. A l’intérieur de ce temple bouddhiste repose des reliques de Bouddha. imageLes jardins et bâtiments construits autour du temple représentent les terres pures de Bouddha dans ce monde. Nous y trouvons aussi une maison du thé Sekka-tei et un temple avec une statue de Pierre de la divinité Fudo-myo-o datant du 9ème siècle, qui aurait des pouvoirs miraculeux. Nous n’avons qu’une seule photo car les autres ont été effacées par mégarde tout comme quelques-une du temple suivant. Nous avons quand même espoir de les récupérer. (Update : C’est chose faîte, merci la technologie!)

De l’autre côté de Tokyo se trouve le temple Josho-ji avec le Ginkaku, soit le pavillon d’argent, que nous ne visiterons pas car assez similaire. Il a été construit en 1474 par le petit fils du fondateur du pavillon d’or dans le but de rivaliser avec lui. À cause de la guerre Onin commencée 7 ans plus tôt, le temple n’a jamais été terminé et n’a donc pas été recouvert d’argent. Il en a tout de même gardé le nom.

À 2 arrêts de bus de là nous entrons dans le temple Ryoan-ji. Ce qui nous intéresse dans ce monastère zen c’est le jardin de pierre. Il a été créé à la fin de la période Muromachi soit vers 1500. Ce n’est autre que du gravier blanc balayé avec 15 grosses pierres dessus! Juste derrière la barrière se trouve un cerisier qui doit égayer le tout au printemps. imageDes écoliers sont présents et viennent tester leur anglais avec les touristes. Nous séchons quand ils nous demandent notre chanson japonaise préférée!image
À côté de la salle de thé Zoroku on trouve un bassin d’ablution tsukubai qui signifie “bassin ou l’on se penche” car du fait de sa position il oblige les gens à se baisser en signe d’humilité. Il faut s’y laver les mains et la bouche avant la cérémonie. Il porte une inscription qui est un concept important de l’esprit Zen “Je n’apprends qu’à être satisfait”. Ce temple nous offre aussi une jolie promenade autour de son étang.

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À quelques pas se situe le temple Ninna-ji fondé en 888. Il est connu pour être un bel endroit pour s’émerveiller devant les cerisiers en fleurs à la fin de la saison de Kyoto, qui elle est aux environs de mi-avril. La floraison est tardive pour les cerisiers Omuro de ce temple, qui sont pour le moment orange et vert.  Pour les découvrir nous devons d’abord passer la porte Nio-mon puis la porte Chokushi-mon. image
La troisième porte est appelée Chu-mon. Bien protégée par ses gardes Nio qui prennent l’apparence de guerriers dont l’un à la bouche ouverte et symbolise la puissance exprimée et l’autre à la bouche fermée et symbolise la puissance retenue. Nous retrouverons ses gardes à toutes les Nio-mon, portes principales des temples. image
Cette pagode de 5 étages date de la période Edo, 1644. imageElle mesure 36m et ressemble beaucoup à la pagode du temple To-ji que nous visiterons plus tard. Avec cette même particularité qu’on ne décèle quasiment pas de différence de largeur entre chaque niveau. Elle renferme des statues bouddhistes ainsi que celle de la divinité Dainichi-Nyorai. Nous assistons aussi à un tournage dans le parc du temple.

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Si la scripte est comme chez nous, bien assise à côté du réalisateur, les costumes eux diffèrent un peu!image

Retour à l’auberge avec vue sur la tour de Kyoto construite sur le toit d’un immeuble et haute de 131m.  La construction fut terminée en 1964 pour les JO de Tokyo. Repos bien mérité!image

Aujourd’hui nous faisons le côté est de Tokyo qui est également très riche en temples et jardins japonais. Nous arrivons à Kiyomizu-dera qui est un complexe de temples bouddhistes et shintoïstes de la période Nara fin 8ème siècle. Après avoir franchit l’immense porte rouge Nio-mon avec ses deux méchants  gardes Nio, nous découvrons le porche de ce temple fait uniquement de bois et soutenu par une centaine de piliers.

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imagePendant la période Edo si une personne survivait à un saut de la plateforme, qui ne fait que 15 petits mètres, alors son vœu se réaliserait. Sur 234 courageux, 35 n’ont pas survécus en dépit de la végétation qui pouvait amortir leurs chutes. La pratique est maintenant interdite mais il en est resté une expression équivalente à notre “se jeter à l’eau” qui est “se jeter du Kiyomizu-dera”.

Nous pénétrons ensuite pieds nus dans un couloir plongé dans le noir. Nous nous dirigeons à l’aide d’une corde qui longe un mur. La sensation est assez bizarre et l’on sent que les gens n’ont pas vraiment l’habitude de marcher dans le noir total. Le rythme est très lent et nous ne savons pas où ça nous mène. Et enfin une lumière très faible, les gens ralentissent, c’est notre tour. Il faut faire un vœu en tournant cette pierre…image

Puis nous revenons à la lumière du jour sur la plateforme qui nous offre une vue prenante sur Kyoto et sa tour ainsi qu’une vue plongeante sur la chute d’eau Otowa-no-taki où Délina s’empresse de faire la queue pour se purifier à l’aide d’une de ces grandes louches appelées Hishakou.

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Des jeunes écoliers se penchent aussitôt au-dessus de la mare pour y tremper leur  petit doigt. Elle aurait des vertus thérapeutiques et confèrerait succès dans les études, santé et longévité à celui qui boirait l’eau issue des trois canaux.

Le temple est une petit ville ou nous essayons de nous retrouver. imageEn passant le torii du temple Jishu-Jinja, porte traditionnellement en bois qui indique que nous pénétrons dans un sanctuaire shintô, nous découvrons une drôle de tradition, les pierres de l’amour. 2 pierres sont posées à 18 mètres l’une de l’autre et si, les yeux fermés, vous arrivez à aller de l’une à l’autre alors amis célibataires cela veut dire que vous allez rencontrer l’âme sœur. Tandis que Kévin y va sans tergiverser, Délina fait plutôt dans le zigzag.image

Nous allions oublier de vous présenter Okuninushimo-Mikoto! Ce dieu, ou kami en japonais, est en charge de l’amour et des bonnes harmonisations. Le lapin à ses côtés est son messager.  imagePuis nous passons devant les Ema, ces petites tablettes en bois ou les fidèles écrivent un message destiné aux esprits. Ce message leur sera délivré par la représentation dessinée au recto. C’est le plus souvent un cheval qui fait le lien avec les esprits mais dans ce sanctuaire c’est Okuninushimo-Mikoto et son lapin.imageNous faisons aussi connaissance avec les renards Kitsune souvent par paire pour la représentation de l’homme et de la femme. Ce sont les messagers d’Inari, kami du riz. imageIls sont toujours représentés avec la queue en l’air et peuvent en avoir jusqu’à 9. Ils portent chacun un objet dans leur bouche. L’un a la clé du grenier à riz et l’autre une boule qui représente l’esprit de la nourriture. Nous en croiserons d’autres sur notre chemin.

Ce complexe est vraiment pédagogique avec tout ses panneaux explicatifs. Au Japon nous avons pris l’habitude de nous renseigner sur internet en fin de journée car il n’y a pas de guide aux entrées des temples et malheureusement la plupart des japonais ne parle pas anglais. C’est bien dommage car ils sont très avenants et souriants. Allez une dernière photo pour la route ou des japonaises lisent leur avenir dans les Omikuji. image

S’ensuit une petite marche à travers les ravissantes maisons traditionnelles japonaises. imageBeaucoup ont été transformées en restaurants ou en boutiques. imageDes Gaishas se promènent entre les rues étroites à l’abri des regards.imageCes jeunes japonaises louent les costumes pour une heure ou deux afin de faire de belles photos dans les temples et les rues de Kyoto, au bonheur des touristes. image

Encore un peu de tradition japonaise à travers notre balade dans le quartier d’Higashiyama.

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Le Temmangu, si vous tournez 3 fois autour de ce hall vos vœux seront exaucés et la mauvaise fortune disparaîtra. Les roues Mani, tournez une roue une fois pour gagner du mérite et si vous voulez santé et  longévité marchez autour du hall dans le sens des aiguilles d’une montre en touchant et tournant toutes les roues de la main droite. Et enfin le Temmangu Ox, ce bœuf portera vos souffrances pour vous et si vous avez une maladie ou une affection touchez la partie concernée du bœuf avec votre main droite ou les deux mains.

Ce qui nous conduit tout droit vers le temple Kodai-ji qui date de 1605 mais ne garde que peu de bâtiments originaux à cause de feux successifs.

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Ce temple, qui était initialement recouvert de feuilles d’or, fut à l’initiative d’une femme pour son défunt mari. Ça vous rappelle une histoire indienne on dirait! Elle fit construire ce temple pour Toyotomi Hideyoshi, Shogun qui fut l’un des unificateurs du Japon. Le temple héberge leur mausolée. Les jardins d’inspiration zen sont très agréables et la visite l’est tout autant.

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Heureusement que la foule n’est pas au rendez-vous car les allées sont assez étroites. Après être passés par les maisons du thé avec leur toit en forme de parapluie, nous arrivons à une forêt de bambous à travers laquelle nous découvrons un bouddha géant. Malheureusement nous ne trouvons pas où il se trouve exactement, ou du moins par ou il faut passer pour le voir de plus près. image

Un petit tour dans le musée du temple pour y voir quelques belles pièces Makie, laques saupoudrées de poudre d’or ou d’argent qui peuvent être des pots à épices, des coffres ou des boîtes. Puis nous allons au Yasaka Shrine, sanctuaire shintô construit en 656, reconstruit en 1654 et dédié au dieu de la mer. imageMaintenant vous avez compris le système, nous passons un torii puis une porte, ici appelée Ro-mon, avec ses fameux gardiens Nio avant d’arriver au Honden, salle ou se trouve la représentation du Kami.image

Et non notre visite n’est pas terminée, nous vous l’avions dit ce quartier regorge de temples. Ils sont tous aussi importants les uns que les autres et ont chacun leur petit truc qui les différencie. Pour arriver au dernier temple nous traversons le parc Maruyama à l’abri des arbres. Un vrai labyrinthe qui contient lui-même quelques jolis trouvailles.image

Puis nous atteignons le Chion-in, un peu plus au nord.

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imageCelui-ci date du début du 12ème siècle et a été fondé par un disciple pour son maître Honen.

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L’entrée principale du temple, que nous découvrons à la sortie, est en travaux de rénovation et tout comme à Bali, ce sont des bambous qui leur sert d’échafaudages et de poutres de maintien. image

Nous quittons le quartier Gion et terminons, enfin, la journée à zigzaguer entre les maisons classiques, observer les restaurants traditionnels du Nishishi market et grappiller des pickles ou autres gâteaux de dégustation dans toutes les boutiques de la rue Gojo Dori! imagePuis nous retournons de l’autre côté de la rivière  Kamo dans le quartier Pontocho pour un bon dîner.

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Et comme nous avons encore de l’énergie nous nous attaquons à une autre tradition japonaise, le karaoké. On se laisse tenter pour une demi-heure qui se transformera en heure. Salon privé et boissons non alcoolisées à volonté, on passe un bon moment à se défouler et magnifier des dizaines de chansons en anglais. Si si, magnifier!image

Et nous rejoignons finalement notre ryokan qui cette fois ci ressemble vraiment à une chambre.

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3ème journée à Kyoto, il était temps d’aller visiter son Palais Impérial. Et la chance nous a sourit car il faut normalement réserver à l’avance un des deux créneaux de visite à l’agence de la maison impériale mais aujourd’hui c’est portes ouvertes. Le palais date originellement de la fin du 8ème mais après plusieurs incendies, oui ils sont champions pour ça au Japon, il fut reconstruit ou rénové à 8 reprises. La dernière reconstruction, qui fut d’ailleurs totale et fidèle à l’original, date de 1855. Le palais cessa d’être une résidence impériale en 1869 quand l’Empereur Meiji transféra la capitale à Tokyo. Il devint alors une résidence secondaire, de 11 hectares, pas mal non!image

Le palais dispose de neufs portes qui correspondent à un accès par rang de noblesse. La première appelée Kenreimon est réservée à l’empereur et la suivante, Kenshunmon, était pour…quelqu’un d’autre! Peut être des ministres, des messagers, des hommes de loi ou des nobles de la famille royale.

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Au cœur de l’enceinte du Palais, le Shishinden est le bâtiment le plus important, utilisé pour les cérémonies d’intronisation des empereurs. Le Takamikura, trône de l’Empereur, se trouve au centre avec à sa droite le Michodai, celui de l’impératrice. Nous ne les apercevons même pas de loin, l’accès à ce lieu étant interdit.

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Et voici les costumes d’une danse traditionnelle appelée Gosechi-no-mai.

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Nous découvrons aussi un nouveau jeu, le kemari-no-niwa, qui consiste à garder un ballon en peau de daim le plus longtemps possible en l’air. Leurs costumes étaient aussi imposants que ceux de la danse, pas évidemment pour lever les jambes.

Nous passons devant de nombreux hall avec tout autant de peintures murales. En voici un exemple situé au nord de la chambre de l’empereur. Il représente l’hiver et les 3 autres saisons sont chacune à un point cardinal. image

Puis nous finissions notre visite dans le jardin Oikeniwa dont l’étang représente la mer avec une plage de galets suhama. Mais l’empereur a aussi son jardin privé, le Gonaitei, situé juste à côté d’un salon de thé Kintai.

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Tel un navire qui a déjà parcouru le nord et l’est de l’île, nous partons à l’abordage de l’ouest, appelé Arashiyama. Après une navigation dans les champs bordés d’épouvantails assez originaux, nous accostons au temple Bouddhiste Daikaku-ji. Si vous regardez bien vous verrez même une tortue ninja.

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Le Daikaku-ji est un des plus anciens temples de Kyoto construit il y a 1200 ans par la fille de l’empereur Saga alors décédé. Il ne comprend pas moins de 5 hall dont certains sont reliés par des couloirs avec un toit suffisamment bas pour qu’il soit impossible pour les ennemis de brandir leurs épées.

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Le lac artificiel attenant est plus vieux que le temple lui même.image

La beauté des lieux inspire les photographes des écoles environnantes qui viennent y faire leur photo de classe.image

Début d’après-midi bien entamé, il est temps de faire un arrêt au port pour récupérer du bon poulet. Pendant l’attente nous en profitons pour lire quelques mangas. Évidemment en commençant par “la fin” et en lisant de haut en bas.

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Après avoir traversé une forêt de bambous un peu décevante car bordée de barrières, sachant que c’est elle qui fait la renommée de ce coin de Kyoto, et passé par le petit sanctuaire Nonomiya, nous nous installons au bord du pont Togetsu-kyo pour déguster nos poulets panés. Le pont sépare la rivière Hozu-gawa  de la rivière Katsura-gawa et signifie pont qui traverse la lune. Si c’est pas romantique ça…

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imageEt nous filons illico presto vers le temple Tenryu-ji qui ferme bientôt ses portes. Bâti en 1339 par un Shogun et un moine, ce temple bouddhiste est le premier des 5 grands temples zen de la ville. image

Le circuit intérieur dans les halls déserts n’apportent rien de plus que nous n’ayons déjà vu. L’intérêt de cette visite se trouve dans le jardin aux couleurs automnales.

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Nous traversons la ville pour attraper notre bus et rentrons gentiment à bon port.

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Mais vous nous connaissez, on veut profiter à fond du Japon dont les villes sont toutes autant agréables de jour comme de nuit. En nous dirigeant vers une salle de jeux nous tombons sur un Neko café. À Paris nous nous plaignons de vivre dans de petits appartements mais ici les surfaces habitables sont encore plus petites. Donc impossible pour beaucoup de japonais d’avoir des animaux domestiques. Mais voilà ils kiffent les chats. D’ou leur idée de créer des bars à chats ou vous venez passer une demi-heure ou plusieurs heures à siroter une boisson non alcoolisée en caressant ses petites bêtes.

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Ça doit être aussi très décontractant après une bonne journée de travail. Mais nous on préfère le bowling!image

Pour cette dernière journée, Délina naviguera seule, Kévin est lassé des visites et surtout des temples. Kyoto, et le Japon en général, sont très sûrs. N’importe qui peut se balader dans cette ville sans crainte de se faire agresser ou piquer ses affaires. Les japonais s’endorment même dans le métro avec leur téléphone à la main. Donc aucun danger pour une fille de rester seule. Et contrairement à l’Inde cette ville est d’une propreté telle que nous n’avons jamais vu ça nulle part. Et pourtant il est difficile de trouver des poubelles. Nous croisons même des gens qui ramassent des papiers par terre et les mettent dans leur sac pour les jeter plus tard. Un vrai plaisir de se promener dans ce pays sans avoir à slalomer entre les crottes de chien et éviter les chewing-gum gum qui collent aux baskets.

Première visite, celle du château de Kyoto, le Nijo-jo, dont la construction débuta en 1603. C’est un très bel exemple d’architecture de la récente période Edo. Ce château semble être infranchissable à mes yeux avec ses 2 anneaux de fortifications, ses douves immenses et le nombre impressionnant de portes à franchir avant d’arriver devant le palais Ninomaru. imageL’intérieur du château se visite sans appareil photo et pieds nus ce qui permet de bien profiter du parquet dit rossignol qui craque sous nos pieds. Une façon maligne d’entendre quiconque qui s’introduirait dans ces pièces la nuit tombée. À la sortie balade agréable dans le jardin Ninomaru situé juste derrière et après avoir franchi un pont me voilà dans le jardin Honmaru qui entoure le palais du même nom mais qui est fermé.

imageJe me dirige vers la sortie en traversant le jardin Seiryu-en qui lui est beaucoup plus récent, de 1965. J’attrape un bus car je suis un peu en retard sur l’heure que j’avais donnée à Kévin. Et évidemment pas de téléphone pour le prévenir. Sympa il me laisse finalement encore un peu de temps pour aller voir une dernière pagode incontournable de Kyoto, celle du temple To-ji. Je pénètre d’abord dans le hall principal, le Kon-do, érigé en 796. imageAssez original de par son double toit et ses touches d’architecture indienne, c’est la plus grosse bâtisse du site. À l’intérieur est assis Yakushi-Nyorai avec ses 12 généraux sculptés sous son siège appelé Mokakeza. Il est accompagné de ses 2 serviteurs Bosatsu aux noms de Nikko et Gakko. Pas de photos autorisées et cette fois je ne voulais pas me faire chopper en tirant le portrait de toute la famille. Puis me voilà dans le Ko-do qui est une salle de lecture qui comprend 21 statues de Bouddha avec Dainichi-Nyorai en leur centre et il va encore falloir faire marcher votre imagination…imageEt j’arrive enfin devant la plus haute pagode de 5 étages du Japon. imageConstruite en 826 pour protéger la ville, elle mesure 57m et l’intérieur est ouvert au public. Elle renferme 4 Bouddhas accompagnés de 8 Bosatsu.

Un dernier tour dans les jardins ou j’ai la chance d’observer une marche de moines accompagnée du retentissement d’un gong. Je ne sais pas quel en est le but mais ça ressemblait étrangement à une relève de garde. image

Après avoir retrouvé Kévin à la gare nous quittons Kyoto sans avoir malheureusement croisé le Shinkansen et son design futuriste qui lui permet d’être le train le plus rapide au monde. Mais la visite du Japon n’est pas terminée, trakass pa zot.FullSizeRender-6

2 Comments

  1. Waaa! Beau pays riche et varié! Mélange de culture traditionnelle et idées futuristes le tout dans la zen attitude.
    Tout semble agréable.
    Ca donne envie d’y être!!
    Bisous.

  2. Super, le couchage de Kévin… Il a dû passer une super nuit bien à son aise.
    Le pauvre, déjà qu’il avait eu droit à un sommier en pierre en Amérique du Sud.
    Enfin, il a réussi à éviter les planches à clous en Inde, c’est déjà ça. 🙂
    Par contre, pour Délina, je ne te savais pas aussi mystique.

    Prenez soin de vous.
    Bises.

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