Contrairement à ce que nous consommons en France, la gastronomie nippone ne se limite pas aux sushis, sashimis et autres yakitori bœuf fromage. Bien qu’ici ils soient tout aussi délicieux.

Et pour ne pas trop nous dépayser nous commençons par un restaurant de sushis. Et nous insistons sur restaurants de sushis car dans ceux-ci vous ne trouverez rien d’autre. Tout comme dans les restaurants de soupes ou autre plats japonais il n’y aura pas de sushis. Hihi! Les petites assiettes défilent, précédées du nom de ce qu’elles contiennent mais en japonais. Pas de menu, juste un encart sur le mur avec la couleur des assiettes qui vous indique le prix de ce que vous allez manger. imageDonc tout comme nous le ferons tout au long de notre traversée japonaise nous choisissons les plats à la tête de ceux ci. Mais pour les sushis nous ne sommes pas trop dépaysés.image

Dans les autres restaurants, le truc pratique en plus d’avoir des photos des plats sur leurs cartes, ce sont leurs vitrines où sont présentées des copies des plats réalisées en cire. Bien plus facile pour choisir et bien mieux pour nous allécher. Il est d’ailleurs possible de visiter des fabriques et même d’apprendre à les faire. Présentés en assiette, sur les plateaux ou carrément dans les poêles, ils sont la copie exact de ce que nous commandons. FullSizeRender-3Et honnêtement, c’est assez bluffant non? Oui, enfin sauf le persil…!image

Passons aux choses sérieuses, le plat préféré de Kévin, le katsudon. Un bol de riz simplement surmonté d’un filet de porc pané et d’un œuf. imageIl est ici accompagné d’un Niku udon, une soupe de grosses nouilles de blé les plus consommées du Japon, les udon, qui trempent dans un bouillon de sauce soja et accompagnées ici de bœuf. Il en existe différents “parfums”. Le bol arrive très chaud et le but est de ne pas le laisser refroidir car il perdrait toute sa saveur. Tout est dans la technique d’ingurgitation et nous comprenons maintenant pourquoi les japonais mangent aussi vite et bruyamment. Il suffit d’aspirer les pâtes de façon à les refroidir avant qu’elles n’arrivent en bouche. Et hop ça glisse bien, aidés des baguettes, mais honnêtement c’est encore chaud! On en a les larmes aux yeux mais My Gosh que c’est bon!image

Pour rafraîchir tout ça ils nous servent de l’eau bien fraîche et un thé vert au nom de matcha qui a un goût très particulier. Nous l’avons bu aussi bien chaud que froid, selon les lieux.

Un autre classique que nous apprécions bien, les tempuras de légumes ou de crevettes, soit des beignets. Évidemment celui au poulet à la préférence de Kévin, nous en mangeons même à emporter pour le déguster au bord de la rivière Hozu, à l’ouest de Kyoto.FullSizeRender-4

Parmi les petits accompagnements que nous retrouvons souvent sur nos plateaux, en plus du tofu ou des soupes miso, il y a les Tsukemono. Mieux connus sous le nom de pickles, ce sont des légumes macérés dans du vinaigre. Et comme il dirait ici, oishii!P1220192

Nous aurions aussi pu succomber à toutes sortes d’algues ou de poissons séchés mais il est vrai qu’une bouchée suffit à stopper la curiosité. Et nous tenions trop à notre haleine fraîche!

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P1220919Nous n’aurons pas le plaisir de goûter au fubu, poisson dont les entrailles sont toxiques et mortelles pour l’homme. Un diplôme est nécessaire pour les cuisiniers japonais le proposant à leur carte. Il faut savoir qu’il est interdit de préparation en Europe.

Mention spéciale pour le okonomiyaki, sorte de galette/omelette cuite directement sur une plaque disposée au centre de la table et composée de… oh mais voici la carte… suivie de nos petits bols confectionnés par notre aide cuistot.  A vous de choisir laquelle vous aurait tenté…

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Juste le temps de nous prendre pour des apprentis cuisiniers,IMG_3851et nous sommes prêts à savourer cette crêpe. P0000033

Certains restaurants préparent les okonomiyaki pour vous mais ça manque un peu de tradition locale.P1230882Arrivés à Osaka, nous découvrons les Tokoyaki, des petites boulettes à bases de pieuvres qui se mangent généralement sur le pouce. Un régal!

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Pour les encas ou au petit déjeuner, il y a les onigri, boulettes de riz natures ou fourrées à à peu près tout ce qui est fourrable : thon, saumon, viande en sauce ou encore prunes séchées. En dépit de sa petite taille, c’est assez consistant.P1230870Contrairement à Délina, ces boulettes ne font pas le bonheur de Kévin qui préfère de loin les sucettes de saucisses panées servies avec du ketchup et une sorte de sauce Savora. Ça ressemble à ce que nous avions mangé dans le quartier chinois de Sydney.FullSizeRender-2Dans le genre sucette pas top il y a celles aux crevettes et oignons, les ebifuki, que Kévin tente quand même de manger, et d’autres un peu mieux qui sont les dango, petites boules de riz ici recouvertes de sauce teriyaki.IMG_3868Et sachez que les japonais ont de l’humour…P1230617Un autre snack qui cette fois fait l’unanimité, le chūkaman. Pour les connaisseurs c’est chinois mais nous en trouvons assez régulièrement ici. C’est une brioche farcie de porc haché et cuite à la vapeur. P1220463Côté sucré le choix est assez limité. Dans la rue nous goûtons souvent au Daifuku, une pâte de riz gluant fourrée le plus souvent avec de la pâte de haricots rouges sucrée et au Yatsuhashi qui est une spécialité de Kyoto et qui honnêtement a le même goût mais sous forme de triangle.FullSizeRenderLes boutiques en proposent tout le temps à la dégustation, nous ne nous gênons pas pour tous les essayer!

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Sinon dans le désordre, il y a les des bananes au chocolat, les Kitkat sous toute leur forme, les crêpes et gaufres revisitées, les gâteaux style cakes au thé vert et les gros desserts avec des petits bonhommes dessus que nous nous sommes offerts un soir de fête.

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Nous voilà maintenant suffisament repus pour courir vers notre prochaine destination.
Et trakass pa zot, la maneki-neko nous portera chance. O tsukare sama deshita!P1220322