Le Blog de notre Tour du Monde

Darwin & Co

Pas facile de résumer toutes les choses splendides que nous avons vues, les fous rires que nous avons eus, les paysages qui nous ont éblouis, les kilomètres que nous avons engloutis… Je préfère prévenir, cet article est aussi long que les 1800km que nous avons parcourus…

  • DE DARWIN À MARY RIVER

A 3h30 de vol de Cairns se trouve cette belle région sauvage qui se nomme le Territoire du Nord.
Darwin c’est “The place to Be” pour tout jeune voulant boire et faire la fête. Du coup on va faire comme eux avant de rejoindre nos lits superposés!

Aujourd’hui on récupère un plus gros van que celui de Cairns car nous serons plus longtemps sur la route. Cuisine à bord et plus d’espace intérieur pour manger ou prendre l’apéro.image

C’est parti pour une escapade de 8 jours sur la route, en espérant avoir le temps de tout faire. D’ailleurs la route ici elle ressemble à ça…image
Il faut aussi faire attention au Road-train qui écument les routes australiennes et qui ne sont pas si faciles à doubler tellement ils vont vite. Celui-ci est un petit exemplaire car nous en croiserons des plus longs. Stéphane il y a compét’…!imageOn commence par un musée, “Window on the wetlands”, qui concerne la faune et la flore des environs et les feux de bushs. Ils sont démarrés volontairement juste avant la saison sèche et à un moment précis de la journée pour ne pas tuer les animaux. Les seuls qui s’y risquent sont les oiseaux qui essayent d’attraper rongeurs ou rampants qui sortent de leur trou pour échapper aux flammes. imageCes incendies volontaires permettent de relancer la végétation ici appelée Wetlands, que nous pouvons observer d’un promontoire.image

Nous découvrons aussi la mue des serpents. Nous pensions qu’ils perdaient des petits morceaux de peau par ci par là et bien les serpents muent en un seul morceau…imageFin d’après-midi à Mary River avec un tour de bateau d’1h30 parmi les crocodiles et les oiseaux. Et cette fois avec des crocodiles un peu plus vivants que ceux de Cairns donc beaucoup plus impressionnants. imageCelui ci nous a fait une petite frayeur en sautant vers le bateau alors à 3m.

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Découverte de nombreuses espèces d’oiseaux comme ce petit bleu difficile à observer qui n’est autre qu’un Martin-pêcheur azuré (2). Il y a aussi le Pygargue blagre (4), le Brolga (7), l’Anhinga qui sèche ses ailes au soleil aussi appelé l’oiseau-serpent à cause de son long cou (8), le Talève sultane (9) et enfin le Jacana qui semble marcher sur l’eau, le préféré de Kévin (10).

imageQuant à la faune, nous ne pouvons pas échapper aux nénuphars avec ses “Waterlilies” roses, soit des lotus sacrés, dont les aborigènes mangeaient les graines au goût de petits pois. imageNous terminons la croisière avec un beau coucher de soleil sur la rivière.

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Mais il s’agit de ne pas rouler trop vite vers notre camping car les wallabies, noctambules, aiment traverser les routes sans prévenir.image

  • KAKADU NATIONAL PARK

Aujourd’hui nous passons les portes du Parc National de Kakadu,  le plus grand d’Australie et classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO. À Mamukala nous observons silencieusement la faune. imageA Ubirr nous découvrons les peintures laissées par les aborigènes vieilles de 20000 à 40000 ans. Les plus récentes auraient seulement 2000 ans. La culture aborigène est la culture la  plus ancienne encore existante. image
Les peintures représentent leur chasse, les animaux et les esprits qui les entourent. Elles sont peintes avec de l’ocre et du sang d’animaux et il n’était pas interdit de dessiner par dessus des peintures existantes. Les rochers sont donc couverts de couches successives de peintures c’est pourquoi il est difficile de les dater.
Ubirr nous offre une vue à couper le souffle, nous avons d’ailleurs du mal à quitter ses rochers. Sûrement les esprits qui nous retiennent…image
Au musée “Bowali” on nous parle cette fois des aborigènes de Kakadu tournant toujours autour de la faune et flore qui jouent un rôle essentiel dans leur vie. Les aborigènes sont des nomades qui vivent au rythme de leurs 6 saisons qui composent les 2 principales de l’Australie, sèche et humide.imageQuand les européens sont arrivés il y avait 200 langues aborigènes. Il y en a maintenant 50 mais 4 sont le plus souvent utilisées.
Dans cette partie du territoire, ils parlent le Gun-djeihmi. Eux sont les Gukburlerri et nous zoreilles nous sommes les Guhbele.

Encore des peintures à “Nourlangie Rock art sites”. Mais le véritable nom de ce lieu est Burrunggui pour la partie haute et Anbangbang pour la partie basse.  Il y a eu une méprise des non-aborigènes à cause du nom du site que nous allons voir après. Les aborigènes essayent de rétablir le véritable nom de ce qui fut leur habitation. Sur les murs de celle-ci, ils dessinaient les esprits Mimi, des êtres lumineux et filiformes sensés protéger la nature.

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Certaines peintures ne pouvaient être vues par les enfants et les femmes car “dangereuses” pour celui qui les lisait. Et elles ne sont d’ailleurs pas exposées aux visiteurs.

Et enfin au Lookout de “Nawurlandja”, nous profitons d’une vue qui nous apaise et la lumière du soleil descendant n’y est pas pour rien.
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Réveil en douceur avec le levé du soleil.
Une première balade à Yellow Water et son Billabong.

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Puis le “Warradjan Aboriginal cultural center” mais cette fois en vitesse car finalement ils racontent tous un peu la même chose mais dans un dialecte aborigène différent. Ici ils parlent le Kunwinjku. Nous sommes les  Balanda et eux les Bininj. Pour ceux qui l’ignorent la colonisation fut très rude et les aborigènes ne sont toujours pas réellement chez eux…

Nous reprenons la route vers un lieu paradisiaque appelé Gunlom. Après une petite grimpette nous voilà dans une eau fraîche devant une vue magnifique et une jolie cascade.imageNous attendons la fin du coucher du soleil pour redescendre et nous nous installons, éclairés par le feu de camp de notre voisin de camping.

  • KATERINE ET NITMILUK NATIONAL PARK

Nous faisons encore trempette aujourd’hui. Nous sommes à Edith Falls dans le parc de Leliyn. Une piscine nous attend avec quelques 300m de nage pour se faire masser sous sa cascade. Heureusement que le lieu est “crocodiles managment” comme ils disent! Un peu de lecture au soleil, un bon déjeuner et nous allons vers un lieu encore une fois magnifique.image La montée se fait sur des chemins qui pourraient se confondre avec la garrigue provençale. Manque plus que les cigales, mais à la place on a des mouches! On leur a donné à toutes le même petit nom sympa, car on n’en parle pas souvent mais elles nous tournent autour toute la journée et se posent dès quelles le peuvent sur nos yeux, notre nez, notre bouche, dans nos oreilles, ces pu….!image

  • DU ELSEY NATIONAL PARK  À MATARANKA

Aujourd’hui on se réveille parmi des oiseaux qui ont pris d’assaut l’arbre en fleurs à côté de notre van. imageEt c’est au milieu d’arbres à chauves-souris que nous arrivons au début de notre balade en canoë. Les coudes quasi à hauteur de l’eau nous voici à ramer au milieu du canyon. Quand Kevin aperçoit un crocodile qui nage tranquilou à 10m à côté de nous, rapatriement des coudes et on commence à s’imaginer 1000 scénario! On se dit que nous avons quand même nos pagaies pour en assommer 2,3. Nous découvrons aussi comment ils font leur “crocodile management” ; avec des cages à hauteur d’eau au bout desquelles ils suspendent une tête de vache. Tirer sur la corde a pour effet de fermer la grille et ainsi de capturer le crocodile qu’ils doivent libérer dans un autre lieu. imageNous nous éloignons un peu de ce piège qui n’est pas très rassurant si un croco se pointe pour déjeuner! Le canyon est sympa mais ne vaut pas les Gorges du Verdon.image

Après l’effort, le réconfort. Un parcours à la nage dans le sens du courant à “Bitter hotspring” qui tient son nom du goût amer de l’eau.

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Milieu de journée nous arrivons à Cutta Cutta caves mais nous loupons la dernière visite. Ça sera pour demain.
On ne se laisse pas abattre et arrivons à Mataranka ou une autre jolie hotspring nous attend. Les soldats venaient y faire trempette pendant la 2nde guerre mondiale. Un peu trop aménagée à notre goût, elle a perdu de son charme mais l’eau est à parfaite température.image
Fin de journée, apéro, restau, dodo car…

…Debout 6h45, nous sommes sensés partir de bonne heure car nous avons loupé le coche hier avec les caves mais Kévin en a décidé autrement, c’est jour de tonte! Mais arrivé aux 2/3 de sa tête la tondeuse le lâche, plus de batterie. Et elle ne fonctionne pas quand elle se recharge! Donc on patiente un peu…

imageun paon passe et rigole…image…les touristes compatissent…mais histoire de ne pas perdre trop de temps Délina étaye un peu avec les ciseaux du couteau suisse. Kévin finira finalement sa coupe avec de la mousse et un rasoir. Désolé Annie-Rose! Boule à Z avec de la barbe, il ressemble maintenant à Walter White pour les adeptes de Breaking Bad!

Nous arrivons finalement à quitter le camping. Sur la route on observe le massacre fait par les automobilistes qui ont roulé de nuit. Pas moins de 10 cadavres de wallabies sur très peu de kilomètres.
Allez hop visite de Cutta Cutta caves…11h!
Découvertes en 1900 elles n’ont pas joué de rôle pour les aborigènes. Cutta Cutta signifie “plein d’étoiles” à cause des roches brillantes. Beaucoup de sites ont une répétition dans leur nom ce qui signifie “plein de…”. Comme “Millaa Millaa Falls”, plein d’eau.

Dans cette cave il fait 30° et le taux d’humidité peut aller jusqu’à 97%. Cela est dû au fait qu’il n’y ait qu’une seule entrée/sortie donc pas de perte de chaleur qui provient des eaux chaudes parcourant le sol pour terminer dans les hot spring.

La ballade de 250m est faite de stalactites, stalagmites, de roches calcaires et de roches telles des coraux ou l’océan aurait laissé des traces. Durant la saison humide, la cave est submergée d’eau donc fermée au public.image
Elle abrite 2 espèces de chauves-souris, les “ghost-bat” et les “orange horseshoe bat” en voie de disparition mais qu’on ne voit pas car elle n’y rentre que la nuit. Il y aussi des “mouse-spider” mais nous n’en croisons pas non plus et heureusement car aux vues de leur nom et de leur dessin à l’entrée de la cave elles ont l’air énormes. Nous observons quand même un “Brown tree snake”, inoffensif si on le laisse tranquille.

Arrêt déjeuner au bord d’une rivière puis “On the road again” jusqu’au coucher du soleil pour atteindre notre prochain camping dans le parc national de Litchfield.

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  • LITCHFIELD NATIONAL PARK

Dernier parc pour notre périple australien et levés dans la brume pour la première fois de notre séjour Darwinesque. Suivant les conseils de la gérante du camping, nous prenons la route pour aller jusqu’au bout de notre parcours et ferons les sites sur le retour car nous ne pouvons pas faire une boucle pour retourner à Darwin. Les 45km qui terminent le tour se font sur une route réservée aux 4×4.
Premier arrêt à “Bamboo creek Tin Mine” une ancienne mine d’étain découverte en 1906 et abandonnée en 1951 suite à un déluge qui l’a inondée.image

Puis “Walter creek”, balade le long d’une rivière et d’espaces de camping à proximité de piscines naturelles et de petites cascades. Nous sommes accueillis par un varan et surtout par des groupes de jeunes français travaillant dans la région. Leur discours nous amène à penser qu’ici ce n’est pas l’eldorado. Il est difficile de trouver un travail.image

Sur la route nous croisons un dingo, trop rapide pas eu le temps de dégainer l’appareil photo mais on a d’abord cru voir un gros chien.

Un autre arrêt à “Cascade” avec ses roches rouges glissantes et rafraîchissement dans les trous d’eau plus ou moins petits qui en font presque des piscines privées. Le massage sous la plus grande cascade , très appréciable, est digne d’une pub pour Tahiti douche. image

Arrêt déjeuner à “Wangi falls” et marche digestive parmi les chauves-souris qui se chamaillent et les cochons noirs qui se goinfrent. Suivie d’un plouf rafraîchissant dans la “grande piscine” mais un peu trop peuplée à notre goût…image

Et nous voici à “Tomer Falls”. Marche jusqu’au Lookout ou la cascade ressemble plus à un filet d’eau en raison du temps très sec. La journée approche de sa fin. Le camping peu cher que nous avions repéré est malheureusement plein. Nous retournons donc à la ville la plus proche, Batchelor, le seul endroit pour avoir de l’essence et puis au camp de la veille pour avoir le wifi et réserver un superbe hôtel à Bali ou nous serons demain soir.image

  • DE LITCHFIELD À DARWIN

Pas de brume cette fois mais une belle lumière matinale. Aujourd’hui c’est nettoyage, brossage, triage. Dernier jour oblige on range notre maison à quatre roues.
Enfin Délina range car Kévin est occupé à parfaire son anglais en sympathisant avec son nouvel ami René, un Suisse-Allemand de 60 ans, qui lui raconte ses problèmes de camping-car!
Enfin nous reprenons la route avec un premier arrêt aux “Termite mounds”. Nous en avons déjà beaucoup vu ces depuis ces derniers jours mais là on nous a vendu des termitières de 6m de haut. Alors il doit sûrement y en avoir mais de derrière une barrière, pas facile de se rendre compte. C’est un vrai champ de termitières qui ressemble à un cimetière. Il faudrait 50 ans pour qu’elles arrivent à leur taille maximale. Il y en a deux sortes, les “magnetic termite” et les “cathedral termite”, toutes orientées Nord-Sud pour avoir au moins un côté à l’ombre. Les termites étant aveugles, elles se dirigent grâce au champ magnétique de la terre. Et après ça fonctionne à peu près comme une ruche avec la reine, les soldats et les constructeurs!image
Les cars de touristes commencent à envahir l’esplanade, il est temps d’aller se baigner à “Buley Rock”.
Un air de ressemble à “Cascade” avec ses roches rougeâtres et plusieurs piscines mais avec un trou d’eau en plus, suffisamment profond pour pouvoir y sauter.image

Et dernière escale trempette avant le retour à Darwin, Florence Falls. Un grand bassin avec deux cascades. C’est très joli et la chance nous sourit car un groupe quitte le lieu pour nous laisser le champ libre après avoir sauté du haut de la cascade qui doit avoisiner les 12m. Ce qui donne évidemment envie à Kévin, donc après s’être détendu sous la cascade il tente une ascension qui semble assez facile et arrive à mi-hauteur. Petite bombe pour lui, petit plongeon de plus bas pour moi et là c’est le drame…
Nous retournons vers le bord car il est bientôt temps de partir et nous nous faisons sortir de l’eau tel des mômes par les Rangers du site. Interdiction de sauter comme l’indique un gros panneau à l’entrée. Pas vu! Nous tirons notre révérence, nous sommes virés du site! Pendant 2 secondes nous avons cru qu’ils allaient nous mettre une amende…

Il ne nous reste plus qu’à chercher une aire de picnic. Après la visite d’un ancien entrepôt d’armes reconverti en musée sur la 2nde guerre mondiale nous en trouvons une parfaite dans le parc Charles Darwin. Personne à l’horizon, juste un panneau un peu effacé qui indique “Bitting insects, cover up” (insectes mordants, couvrez vous). On pense aux moustiques, c’est bon, nous sommes imprégnés de répulsif.
Une jolie table à l’ombre des arbres, une légère brise, une petite salade de fêta et…des insectes qui nous piquent un peu partout…invisibles au premier abord puis juste des petits pics sur les jambes mais qui deviennent insupportables au bout de 5min. Rapatriement dans le van!

Nous rendons finalement notre Apollo avec regret et des boutons rouges plein les jambes puis rejoignons Olivier et Solène pour un apéro à Darwin. Oui Kévin a des amis aux 4 coins du monde!image
Nous nous en allons gaiement vers Bali, ça va encore grimper en température donc trakass pa zot!image

8 Comments

  1. trakasspazot

    Super article ma chérie. Je plains juste nos amis qui devront poser une journée de RTT pour lire l’article en entier…

  2. Élie Baboo

    Excellentissime… Que du bonheur !
    Quand vous reviendrez, vous ne serez plus les mêmes que quand vous êtes partis.
    Je pense à vous tous les jours.

    Bisous à zot 2.

  3. Patoche

    Wouahou… J’ai mal aux yeux !
    Autant par la longueur des textes (excellents) que par la beauté des photos.
    Je plaisante, bien sûr. La richesse des détails vaut largement la longueur du texte.
    Bravo aussi pour la mise en page, je sais que c’est beaucoup de boulot.
    Je tiens à préciser que j’adore la nouvelle coupe de Kevin, il faut reconnaître que ce n’est pas le truc qu’on voit partout.
    Bonne route, bon trek et bon Bali.

    Bises.

  4. Annie et Jean-Mi

    Quelle Aventure ! Trés bien commenté ds Photos Super comme d’ hab’ ! Super aussi le camping car Kévin ” c’est dongereux la route et ta vu ds énuphares ” ( c’est une histoire de famille ) Délina demande à Kévin il va t’expliqué Plus sérieusement Enfin j’aime pas trop ta coupe de cheveux tu aurais pu faire la meme chose avec ta barbe Délina t’es sortie avec lui comme ça !!!! On aurait Aimer Etre Avec Vs Profitez Bien vers d’ autre Aventure!!!!!!!

  5. Annie et Jean-Mi

    j’ai oublié le principal Gros Bisous à zot 2

  6. Soaz et Zaza

    Salut les aventuriers . Merci beaucoup de prendre le temps de nous faire partager votre bonheur en tongs . Merci pour la photo du camion mais la j’ai pas le niveau . Bisous Zaza et soaz

    • trakasspazot

      Tu rajoutes encore 5-6 remorques et hop, plus besoin de faire des aller-retour! Merci pour votre message. Des bisous à toute la famille

  7. Amélie

    Sympa ta coupe Kévinou ! Tu rentres comme ça, hein 🙂
    Tu es tellement un précurseur capillaire 🙂
    Bisous à vous 2

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